Date
17 déc 2025
Type

Audrey Ambles soutient sa thèse de doctorat le mercredi 17 Décembre 2025 à 14h00, à la salle des soutenances de thèses de l'École doctorale sciences, technologies, santé à Amiens

Jury

  • Mme Stéphanie JEAN-DAUBIAS, Université Claude Bernard Lyon 1, (Rapporteure)
  • Mme Ahlame BEGDOURI, Université Sidi Mohamed Ben Abdellah (USMBA), (Rapporteure)
  • M. Marc PIERROT-DESEILLIGNY, Université Gustave Eiffel/Ecole Nationale des Sciences Géographiques, (Examinateur)
  • M. El Mustapha MOUADDIB, Université de Picardie - Jules Verne, (Examinateur)
  • Mme Dominique GROUX-LECLET, Université de Picardie - Jules Verne, (Directrice de thèse)
  • M. Alexis POTELLE, Université de Picardie - Jules Verne, (Co-directeur de thèse)


Mots-clés : Co-conception inclusive, Visualisation 3D, Système interactif, Adaptation, Personnalisation,

Résumé
Les recherches s’inscrivent dans le champ de la médiation numérique du patrimoine culturel, dont la numérisation constitue aujourd’hui un enjeu majeur de conservation, de valorisation et d’accessibilité. Conformément aux orientations de l’UNESCO et à la politique « culture et handicap », cette thèse qui se place dans le projet PHARES (Percevoir grâce à un dispositif HAptique pouR l’Es malvoyantS), visent à réduire les obstacles rencontrés par les personnes malvoyantes. Ce projet initié dans le cadre du programme E-Cathédr@le, propose de concevoir un dispositif multisensoriel favorisant l’exploration d’objets 3D culturels sans recourir à l’audiodescription. Les travaux présentés dans cette thèse relèvent des domaines des Interactions Homme–Machine (IHM) et de l’adaptation aux divers profils et besoins utilisateurs. Nous proposons une démarche de co-conception inclusive centrée utilisateur, dénommée CO-CCINEL, menée avec des participants malvoyants. Cette approche a permis la conception d’un système interactif non immersif, adaptable et personnalisé, nommé IRENE, et exploitant les capacités d’un écran 2D pour la visualisation et la reconnaissance d’objets 3D du quotidien. Ce système est implanté sous Unity. Le cadre méthodologique proposé établit les bases d’une approche générique, où le choix d’outils adaptés aux participants constitue un socle solide pour une transposabilité à d’autres types de handicaps. Les évaluations menées ont confirmé à la fois l’utilité et l’utilisabilité du système développé. Les résultats montrent que les personnes malvoyantes sont en mesure de reconnaître et d’explorer des objets 3D du quotidien grâce à leur vision résiduelle, tout en profitant d’une interface personnalisable répondant à leurs besoins spécifiques. Ils soulignent également la pertinence d’un pré-paramétrage de l’interface en fonction des profils visuels et des pathologies. Enfin, le prototype a permis d’identifier plusieurs fonctionnalités clés facilitant la découverte et la compréhension des objets 3D.

UPJV